Audrey Kaspers
Thérapeute Systémicienne
L'équilibre relationnel, un levier puissant de changement personnel
Au-delà de la méthode utilisée, la qualité du lien thérapeutique est un facteur déterminant qui se crée au fil de la rencontre.
Chaque échange nourrit le cheminement et ce lien peut devenir un espace de (re)construction et de transformation
« Plus on a peur de tomber, plus on s’efforce d’éviter la chute et plus on est vulnérable »
Gianrico Carofiglio
( Un espace-temps
centré sur vous )
Et peut-être est-ce cela le travail sur soi : apercevoir et comprendre les habitudes et les schémas - de comportements et de fonctionnement - invisibles, cachés et pourtant essentiels mais aussi, et surtout, cette lumière qui traverse les fêlures pour pouvoir (se) transformer.

Thérapeute d’orientation systémique et relationnelle, j’accompagne des personnes en individuel, des couples ou encore des familles dans des moments de transition, de tension ou de quête de sens. Mon approche s’ancre dans une vision globale de la personne en lien avec ses histoires, ses liens, ses loyautés et ses ressources aussi.
Chaque personne, chaque système porte en lui des mouvements possibles : je travaille à les rendre visibles et vous accompagne à les remettre en circulation.
Mon parcours est avant tout expérientiel. Il s’est construit au fil de mes formations, de mes rencontres mais aussi de mes engagements et de mes traversées personnelles. Il nourrit une posture éthique incarnée où l’écoute, la parole et les silences trouvent leur juste place. J’accorde une attention particulière aux dynamiques relationnelles, à ce qui se rejoue dans les interactions et à la manière dont chacun·e peut retrouver une forme de pouvoir d’agir, dans le respect de son rythme et de son contexte.
Expérience professionnelle
Post graduat en systémique, j’accompagne depuis 18 ans des personnes touchées par les violences, un chemin qui a profondément façonné ma manière d’être thérapeute.
Depuis un an, j’exerce également en cabinet privé, avec une éthique profondément respectueuse de chaque personne et de son histoire singulière. J'accorde une attention particulière à offrir un espace où ce qui (ne) se dit (pas) et ce qui se vit peut pleinement trouver sa place.
Je suis certifiée en “ Accompagnement des personnes traumatisées - Fondements théoriques et pratiques ” dispensé par Raphaël Gazon, formation qui enrichit au quotidien ma façon de soutenir celles et ceux qui traversent des moments difficiles et qui souhaitent s'engager vers un chemin de guérison.
Je travaille aussi comme formatrice auprès des professionnel·le·s du secteur psycho-médico-social.
Et j’ai eu la chance de partager mon expertise lors de différentes prises de parole, notamment :
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Au colloque « Lutter contre les violences faites aux femmes : recherches, politiques et pratiques féministes » à Montréal, en tant que conférencière invitée
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Mais aussi la grande chance d'être dans le documentaire "l'Emprise des Sentiments" réalisé par Bernadette St Remy
Quand consulter ?
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Vous avez besoin d'un temps pour vous, réfléchir au sens que vous souhaitez mettre dans votre vie ?
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Vous souhaitez comprendre et modifier vos schémas relationnels ?
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Une problématique refait surface et vous ressentez le besoin de re-trouver une forme d’équilibre ?
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Vous avez besoin de réfléchir et de redéfinir vos priorités et vos limites ?
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Vous vous posez des questions sur votre enfant et/ou sur votre parentalité ?
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Vous voudriez avoir plus confiance en vous et en vos compétences ?
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Vous avez besoin de parler, de vous confier et d’être écouté.e sans jugement ?
Approche systémique
Que ce soit dans le système couple, famille, professionnel, amical, ... la particularité de la thérapie systémique est de s'intéresser aux interactions sociales entre une personne et son environnement afin d'identifier les schémas de fonctionnement.
Lorsque des blocages, des crises apparaissent au sein d'un système relationnel, ils génèrent du mal-être voire de la souffrance chez un ou plusieurs de ses membres.
La systémique permet d'aborder le dysfonctionnement, le "symptôme" non pas comme étant un problème isolé et d'ordre individuel mais comme ayant une source dans un système plus large. Son approche et sa lecture sont globales, il ne s'agit pas de chercher qui a raison ou tort mais plutôt de comprendre ensemble ce qui maintient ce fonctionnement et ce que chacun.e souhaite en faire.
Pour comprendre plus finement comment la personne a appris à être en relation, la thérapie systémique va également permettre d'explorer l'héritage familial qui influence et comment celui-ci prend forme au travers des valeurs, des émotions et des comportements dans une même famille.
C'est en prenant le recul nécessaire que l'on peut se voir fonctionner, comprendre ce qui maintient un même fonctionnement mais aussi ce qui permettra d'expérimenter du changement.
Quel suivi ?
Thérapie Individuelle
Un temps pour soi, pour se poser, s'écouter et être écouté.e sans être jugé.e
Un temps pour comprendre ce qui se joue dans nos comportements, dans notre manière d'être en liens.
Un temps pour trouver d'autres moyens de fonctionner.
Un temps qu'on s'offre pour être dans une vie qui nous ressemble.
Thérapie familiale ou de couple
" Le problème, c'est la solution "
( Paul Watzlawick )
Cette formule peut sembler paradoxale mais en s'exprimant de la sorte, Paul Watzlawick met en avant que le problème réside surtout dans la répétition des tentatives de résolution, de solution, qui a pour effet d'apporter les mêmes résultats.
Cette vision amène un éclairage sur le fait qu'il est nécessaire de voir le problème, le blocage, le dysfonctionnement de façon différente et de développer d'autres manières de faire et d'être en liens...
Un espace de rencontres dans lequel chaque membre aura la place et la possibilité d’exprimer ses impressions, ses besoins, ses émotions, ses attentes et aspirations pour voir à l’œuvre, ensemble, comment votre couple ou votre famille fonctionne avec ses propres priorités, valeurs, difficultés et ressources.
Du « je » au « nous », du « nous » au « je », autrement dit : comment vivre chacun.e son individualité ensemble ?
Soutien à la parentalité
Soutien et accompagnement dans la fonction parentale selon les ressources, difficultés et besoins de chacun.e dans la dynamique spécifique familiale.
Du projet d'avoir des enfants à leur départ de la maison, ce soutien peut intervenir à différents moments de vie pour vous accompagner à franchir et mieux vivre ces différents caps de vie.
Puissance d'agir
Sur cette page, vous retrouverez quelques clés de décodage pour démystifier certains comportements que l'on peut repérer chez nos proches mais également chez soi.
Les repérer pour les comprendre et les repérer, c'est déjà reprendre du pouvoir d'agir.
Les émotions
Les émotions font partie intégrante de notre vie. Elles nous traversent parfois avec douceur, parfois avec intensité, mais elles ont toutes une fonction essentielle : nous informer. Une émotion n’est jamais « inutile » ou « irrationnelle » ; elle agit comme un signal interne qui nous aide à comprendre ce qui se passe en nous et autour de nous.
Il n'y a ni bonne ni mauvaise émotion, elle n'est qu'un indicateur de dés-équilibre et chacune d'entre elle joue un rôle précis :
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Identifier nos besoins : la tristesse peut signaler qu’un soutien ou un réconfort est nécessaire, la colère qu’une limite a été franchie
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S’adapter à l’environnement : la peur prépare notre corps à réagir face à un danger, la joie renforce les liens et encourage à répéter une expérience positive
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Orienter nos actions : elles influencent nos choix, nos comportements et nos relations.
Plutôt que de chercher à les contrôler ou les faire disparaître, il est souvent plus aidant de comprendre ce qu’elles essaient de nous dire.
Loin d'être innés et universels, les états émotionnels ne se définissent pas de manière identique dans les cultures et les frontières entre les catégories d'émotions (joie, tristesse, colère, …) ne sont pas les mêmes non plus à travers le monde.
Il s’agit plutôt de concepts appris dans l’enfance et associés à nos sensations physiques qui s'enrichissent tout au long de la vie en fonction de nos expériences mais aussi de notre environnement. Chacun.e d'entre nous va donc ressentir des émotions à un moment donné quelle que soit notre éducation, culture, origine,... Seule son expression varie.
Lorsque nous vivons une émotion :
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Le cerveau repère un élément significatif (un danger, une injustice, une bonne nouvelle…)
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Il envoie un message au corps pour réagir
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Le système nerveux active des sensations physiques
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Enfin, cette activation est interprétée par notre pensée.
C’est pourquoi une émotion n’est pas « que dans la tête » : elle est à la fois corporelle, physiologique et psychologique.
Quelques exemples d’émotions et leurs manifestations
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La peur
Rôle : protéger.
Manifestations : respiration rapide, tensions musculaires, vigilance accrue, envie de fuir ou de se cacher
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La colère
Rôle : défendre une limite ou une valeur.
Manifestations : chaleur dans le corps, mâchoire serrée, énergie qui monte, agitation, envie de dire « stop »
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La tristesse
Rôle : permettre le retrait, l’intégration et la réparation.
Manifestations : fatigue, envie de s’isoler, larmes, sensation de lourdeur ou de vide
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La joie
Rôle : renforcer les liens et encourager les actions positives.
Manifestations : sourire, énergie légère, envie de partager, sensation d’ouverture.
Les émotions ne sont pas là pour nous envahir : elles sont là pour nous aider à avancer, à nous ajuster et à mieux nous comprendre.
Des alliées plutôt que des obstacles
Les limites
Et pourquoi les poser semble parfois si difficile voire impossible?
1. Je ne sais pas comment faire ? Mettre des limites, vous avez l'impression de ne pas savoir le faire, de peut-être même ne l'avoir jamais fait. Si si mais vous ne vous en rappelez pas ou vous ne l'avez pas identifié en tant que tel.
2. Faire plaisir Vous voulez faire plaisir et même si vous n'avez pas envie, vous vous forcez... Pour faire plaisir aux autre. Pour ne pas décevoir. Peut-être y a-t-il certains avantages mais peut-être que cela vous coûte aussi ? En temps ? En énergie ?
3. La culpabilité Dire non vous donne l'impression d'être égoïste, de ne pas être disponible pour les autres voire peut-être même de les laisser tomber. Alors vous vous forcez un peu et vous dites oui mais si vous êtes au bout du rouleau.
4. Peur du conflit Fixer des limites pourrait déplaire à l'autre, contrarier alors vous préférez vous taire
5. Wonderwoman/ Chevalier servant Vous pensez tout pouvoir gérer, sur tous les plans et c'est pas un petit truc en plus qui va poser problème... Euh oui mais jusque quand pensez-vous pouvoir tenir ?
6. Reconnaissance Sollicité.e ou pas, vous acceptez de prendre en charge tout ou beaucoup et les gens vous admirent, vous félicitent, vous reconnaissent.
7. Valeurs Être dispo fait partie de vos valeurs et c'en est effectivement une belle mais il y a disponibilité et... disponibilité.
8. Peur de blesser Vous avez peur que les gens soient tristes, se sentent peu importants, blessés si vous leur refusez quelque chose
9. Peur de "louper le coche". Dire non pourrait vous faire rater une occasion de vivre un super moment, une opportunité professionnelle,... Alors on a tendance à accepter et à se retrouver avec un emploi du temps surchargé
Quelques indices qui peuvent expliquer certaines réactions sans pour autant servir de diagnostic
Les violences
«Si t'avais fait ce que je te disais, ça ne serait pas arrivé!»
«Tu le fais exprès de m'énerver»
«Mais t'es vraiment trop con.ne !»
«Et en plus tu fous rien de tes journées»
La dépression
A venir
L'angoisse
L’angoisse est une réaction émotionnelle et physique qui apparaît lorsque quelque chose en nous se sent menacé… même quand aucun danger réel n’est présent.
Contrairement au stress — qui réagit à une situation identifiable — l’angoisse surgit souvent sans cause évidente.
Elle donne l’impression d’un trop-plein interne : trop de pensées, trop de sensations, trop d’inconnu.
L’angoisse n’est jamais un caprice ni une faiblesse : c’est un signal du corps qui dit « quelque chose me dépasse ».
Comment se manifeste-t-elle ?
Les signes peuvent être très différents d’une personne à l’autre mais on retrouve souvent :
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une respiration difficile, courte ou irrégulière
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une sensation d’oppression dans la poitrine ou la gorge
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des palpitations, des tremblements, des sueurs
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des pensées rapides, catastrophistes, incontrôlables
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la peur de perdre le contrôle, de s’effondrer, ou que « quelque chose de grave » arrive.
Quelques exemples
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Vous êtes tranquille chez vous et, sans prévenir, une boule au ventre monte. Vous avez l’impression que votre corps s’emballe sans raison
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Avant un rendez-vous important, votre respiration se bloque, vous sentez que vous " partez dans tous les sens "
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En vous couchant, votre esprit s’emballe : mille scénarios, mille inquiétudes et impossible de trouver le calme.
Dans les périodes de fatigue ou de surcharge, une petite difficulté suffit à déclencher une sensation de débordement.
Pourquoi ça arrive ?
L’angoisse apparaît souvent lorsque :
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On accumule du stress sans s’en rendre compte
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On vit une période d’incertitude, de perte ou de changement
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On porte depuis longtemps des peurs ou des tensions non écoutées
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On a appris à tout maîtriser, tout anticiper… jusqu’à ce que le corps dise stop
Ce n’est pas une faute : c’est le système nerveux qui sature et cherche à nous protéger.
Pistes de réflexion
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Qu’est-ce que mon corps essaie de me dire en ce moment ?
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Quelles situations déclenchent le plus souvent mon angoisse ? Est-ce toujours le même schéma ?
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Quelles sont les sensations que j’ai le plus de mal à tolérer ? La tension ? Le vide ? L’incertitude ?
Outils : Face à l'angoise, différentes techniques telles que la relaxation, l'hypnose, l'ancrage peuvent aider à en calmer l'intensité, à "réguler". Comme pour toute chose, ce qui fonctionne pour les un.e.s ne fonctionnera pas pour d'autres. A chacun.e ses méthodes
La relaxation
La relaxation n’est pas seulement un moment de calme ; c’est un véritable outil de régulation intérieure, particulièrement précieux face au stress et à l’angoisse.
Face au stress
La relaxation permet d’interrompre le cycle d’alerte du corps. Quand le stress s’installe, le système nerveux se met en mode « action » : respiration accélérée, tensions musculaires, pensées rapides, surveillance constante. Pratiquer la relaxation, même quelques minutes, envoie un message inverse : tu peux sortir de l’urgence.
Le corps relâche ses tensions, le rythme cardiaque se régularise et la respiration s’approfondit. Cette remise au calme n’efface pas les difficultés, mais elle permet de les aborder avec davantage de clarté, de recul et de capacité d’adaptation.
Face à l’angoisse
La relaxation agit différemment. L’angoisse naît souvent d’un débordement interne — sensations intenses, pensées envahissantes, impression de perte de contrôle. La relaxation vient alors comme un ancrage : elle reconnecte au corps, à des repères concrets, et ramène progressivement au présent.
En apaisant le système nerveux, elle limite l’escalade des symptômes physiques (palpitations, souffle court, vertiges), tout en offrant un espace où l’on peut respirer à nouveau, redonner des contours à ce qui semblait flou ou envahissant.
Pourquoi ça fonctionne ?
Parce que la relaxation réactive les mécanismes naturels de régulation du corps : le ralentissement, la sécurité, l’ancrage. Elle ne supprime pas les émotions mais crée un terrain plus stable pour les traverser.
Quelques bénéfices concrets :
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Diminution de l’hypervigilance et des tensions musculaires
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Amélioration de la concentration et du sommeil
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Sensation de contrôle retrouvée face aux réactions corporelles
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Ralentissement du flot des pensées et meilleure régulation émotionnelle
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Sentiment d’apaisement durable lorsque la pratique devient régulière
La relaxation ne demande pas d’être « zen » ou d’avoir une grande maîtrise de soi. Elle demande seulement de commencer là où l’on est, avec les outils que l’on a, et de laisser progressivement le corps réapprendre le chemin du calme.
Et pourquoi, parfois, la relaxation ne fonctionne pas ?
Elle peut sembler simple en apparence — respirer, se déposer, laisser le corps s’apaiser. Pourtant, pour beaucoup de personnes, surtout celles qui ont du mal à "lâcher prise", cet exercice peut devenir inconfortable, voire anxiogène.
Ce n’est pas un manque de volonté. C’est souvent le reflet d’une histoire où rester vigilant a longtemps été nécessaire : pour se protéger, anticiper, tenir debout. Quand le corps a appris à être constamment en alerte, il peut interpréter le fait de se relâcher comme un risque plutôt que comme un repos.
L’immobilité peut réveiller des émotions enfouies, des tensions oubliées, ou simplement une sensation d’inconnu à laquelle il faut s’ajuster progressivement.
Oui mais alors comment faire ?
Comprendre cela permet de remettre de la douceur dans le processus : la relaxation n’est pas une performance, c’est une rencontre avec soi. Elle se construit pas à pas, à son rythme, dans un cadre sécurisant.
Quelques pistes de réflexion :
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Que se passe-t-il en moi quand je m’arrête ? Quelle sensation devient soudain plus forte ?
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De quoi ai-je besoin pour me sentir suffisamment en sécurité pour relâcher un peu ? Un espace, un geste, une présence, un rythme particulier ?
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Et si " lâcher prise " n’était pas tout lâcher, mais simplement autoriser un micro-relâchement, ponctuel, minuscule, mais choisi ?
Quelques pistes d’action :
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Commencer par des relaxations très courtes (30 secondes, une respiration profonde, un scan corporel de 10 secondes).
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Garder les yeux ouverts si fermer les paupières est inconfortable.
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Autoriser le mouvement : se balancer légèrement, bouger les doigts, changer de posture.
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Ancrer le corps avant de vouloir le détendre : sentir les appuis, la surface sous vous, la stabilité.
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Se féliciter des petits progrès — ce sont eux qui transforment durablement la relation au calme.
L'ancrage
L'ancrage correspond à différentes techniques pour soulager des états émotionnels de détresse.
En fonction de comment vous vous sentez, différentes techniques existent. Vous pourrez en trouver quelques unes dans la "trousse de secours" mais pour qu'elles puissent faire leur effet, il va être important de répéter régulièrement ces exercices, y compris en dehors des crises.
L'anxiété
L’anxiété est une réaction naturelle de notre organisme. Elle apparaît lorsque nous anticipons un danger, une difficulté ou une situation incertaine. Contrairement à la peur, qui est liée à une menace concrète et immédiate, l’anxiété se manifeste souvent avant que quelque chose n’arrive — parfois même lorsque rien de précis n’est identifiable.
Elle se traduit autant dans le corps que dans l’esprit : tensions musculaires, respiration courte, cœur qui s’accélère, pensées qui s’emballent, inquiétude qui prend trop de place.
L’anxiété n’est pas un signe de faiblesse : c’est un système d’alerte interne… simplement parfois trop sensible.
Pourquoi l’anxiété est-elle présente ?
L’anxiété a à l’origine une fonction protectrice. Elle nous aide à anticiper, prévoir, nous adapter. Le problème apparaît lorsque ce système se dérègle et se met à s’activer trop souvent ou trop intensément.
Plusieurs facteurs peuvent favoriser cela :
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Un rythme de vie très chargé, sans (réels) moments de récupération
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Des périodes de changements - ou d’incertitude - qui sollicitent fortement l’esprit
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Un besoin élevé de contrôle, par peur d’être débordé.e
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Des expériences passées difficiles, qui ont appris au corps à rester vigilant.e
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Une fatigue importante, physique ou émotionnelle.
Dans tous les cas, l’anxiété est un signal. Elle montre que quelque chose en vous a besoin d’attention, de réassurance ou de soutien.
Symptômes mentaux de l'anxiété
Pensées difficiles à "maîtriser"
Agitation
Fatigue
Difficultés de concentration
Difficultés à s'endormir
Irritabilité
Douleurs inexpliquées...
Symptômes physiques de l'anxiété
Etourdissement / Fatigue
Palpitations
Insomnie
Douleur et tension musculaire
Bouche sèche
Tremblements
Transpiration excessive
Maux de ventre, de tête
Quelques pistes de réflexion
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Qu’est-ce qui - récemment - a pu augmenter ma charge mentale ou mon niveau d’incertitude ?
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Comment mon anxiété se manifeste-t-elle dans mon corps ? Quelles sensations reviennent le plus souvent ?
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Est-ce que j’ai tendance à anticiper le pire ? Pourquoi mon esprit a-t-il besoin de ce scénario-là ?
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De quoi aurais-je besoin - concrètement - pour me sentir un peu plus stable aujourd’hui ?
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Est-ce que je m’accorde suffisamment de temps pour souffler, ralentir, récupérer ?
Je peux me déplacer...
j'utilise mon corps
Je fais de l'exercice
Je m'étire très fort et chaque membre du corps
Je saute sur place, je sens le poids et les mouvements de mon corps
Je marche très lentement et je compte mes pas.
Je vais à droite puis à gauche
Je peux bouger...
j'utilise certaines parties de mon corps
Je touche un objet et je me concentre sur mes sensations
Je prends appui sur mes talons et je sens le poids sur le sol
Je regarde un objet qui a de l'importance pour moi (photo, souvenir,...)
Je serre les poings puis les déserre à répétition et je me concentre sur mes muscles qui se tendent et se détendent
Je peux parler...
Je mobilise mes sens
Je décris en détails 5 objets à proximité de moi
Je lis quelque chose que je trouve autour de moi
Je nomme 3 choses que je peux :
voir
entendre
toucher
sentir
Je respire lentement et je sens mon souffle
Je sens le contact des vêtements sur ma peau
La dissociation
La dissociation est un mécanisme de protection naturel du cerveau.
Face à une situation trop intense (peur, violence, choc), l’esprit peut « se mettre à distance » pour éviter d’être submergé : impression d’être ailleurs, de fonctionner en pilote automatique, de ne plus rien ressentir.
Dans certaines circonstances, ce réflexe est utile : il permet de survivre psychiquement à l’événement.
En thérapie, il ne s’agit pas de le juger, mais de comprendre comment cette protection s’est installée… et comment, aujourd’hui, elle peut parfois empêcher de se sentir pleinement présent·e à sa vie.
Ces quelques indicateurs peuvent donner une orientation à certaines réactions sans pour pouvoir établir un diagnostic
Souvenir traité
Appartient à votre histoire sans perturber le présent. Les émotions restantes sont régulées, sans intensité disproportionnée
Vous pouvez en parlez sans être submergé.e par ce souvenir, vous avez le contrôle sur votre capacité de penser et d'analyser.
Dissociation
Vous avez des réactions inattendues et intrusives qui semblent ne pas avoir de lien avec ce qui se passe dans le présent. Sensation de perte de contrôle peut-être de black-out.
Le souvenir parait distant de vous et vous en parlez sans émotion.
Le trauma
Les traumatismes peuvent affecter de bien des façons, notamment au niveau des émotions mais aussi au niveau des sensations corporelles.
Réponses du corps et de l'esprit face au choc
Des réactions automatiques qui peuvent sembler étranges mais qui sont "juste" des mécanismes naturels face à une menace.
Lorsque le cerveau détecte une menace perçue comme réelle ou imminente, il enclenche de suite un "mode survie" pour protéger.
Des zones spécifiques du cerveau s'activent, l'amygdale prend le contrôle et dit au corps de se préparer à fuir, combattre, à se figer ou encore à désamorcer la menace.
Ses réactions peuvent apparaitre durant l'évènement traumatique mais aussi se réactiver plus tard si le corps et/ou l'esprit ressentent un danger similaire.

FIGHT
4 modes "survie"
FAWN
FLIGHT
FREEZE
Fight - Combattre/contrôler
Objectif : Faire disparaître la menace
Signes possibles : Irritabilité, colère explosive, tensions, tendance à la confrontation ou à vouloir contrôler
Ressentis : Agitation, frustration, sentiment d'être attaqué
Freeze - se figer
Objectif : Survivre "en faisant le mort" (comme dans le règne animal), en se rendant invisible
Signes possibles : sidération, impression de paralysie...
Ressentis : Sensation de vide, d'anesthésie, d'être coupé.e de la réalité
Flight - Fuir
Objectif : Echapper à la menace
Signes possibles : Agitation, hyperactivité, évitement, perfectionnisme (peur de l'échec)...
Ressentis : Anxiété, peur panique
Fawn - Caresser dans le sens du poil
Objectif : Désamorcer la menace
Signes possibles : chercher à plaire, difficultés à poser des limites, sacrifie ses besoins pour répondre à ceux des autres ...
Ressentis : Peur du rejet, déconnexion de ses propres besoins, épuisement émotionnel
On parle donc bien de mécanismes de survie puisque le cerveau et le corps s’allient automatiquement face à la menace mais il arrive très régulièrement qu’on ne s’en rende pas compte.
On peut en ressentir certains effets comme de l’anxiété, se sentir incapable de faire quoique ce soit… Certaines réactions peuvent interférer dans le quotidien sans qu'on pense à la relier avec un évènement passé.
Si le corps a appris à réagir pour se défendre à, il peut également apprendre à apaiser le traumatisme par différentes techniques psychocorporelles.
Le processus d'adaptation et de guérison aussi
Le traumatisme est différent pour chacun.e
L'attachement
Confiance dans les relations
Capacité à être autonome et à demander du soutien
Bonne régulation émotionnelle dans les liens de proximité
SECURE
Méfiance par rapport à l'intimité relationnelle
Autonomie survalorisée
Distance émotionnelle et difficultés à exprimer ses besoins
EVITANT
Besoin constant d'être rassuré
Peur excessive d'être abandonné.e
Relations souvent intenses accompagnées de ruminations et de jalousie
AMBIVALENT
Conflits intérieurs :
Approche VS Retrait
besoin VS peur de l'attachement souvent lié à des expériencs traumatiques précoces
DESORGANISE
Dans tous les liens - qu'ils soient amoureux, amicaux, familiaux, parentaux ou même thérapeutiques - l'attachement est à l'œuvre. il influence notre façon d'aller vers l'autre, de vivre la proximité/la distance et de croire que quelqu'un peut être présent sans nous réduire, nous abandonner ou nous envahir.
Chaque relation suffisamment stable et cohérente peut venir réajuster ce système: peu à peu, le corps et le système nerveux apprennent qu'une connexion peut être vécue sans menace. A l'opposé, toute relation instable pourrait venir déstabiliser ou amplifier le sentiment d'insécurité.
La sécurité relationnelle n'est pas absente ou présente en fonction de notre vécu, c'est un système biologique et psychique qui s'active à chaque fois où nous rentrons en lien et que nous cherchons de la sécurité, de la compréhension auprès d'une personne.
Notre notion de l'attachement façonne donc notre manière de supporter la distance, de vivre la solitude, d'interpréter la disponibilité de l'autre... Elle se construit, se consolide et se répare au fil des rencontres.
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